Le temps est venu de prendre le large

En dehors d’un billet mis en ligne en mars dernier, je n’avais rien publié sur le Bocal depuis un an.
Des années de plus en plus chargées, peu de choses à dire… Les raisons m’ayant menée à ce silence sont nombreuses. Cela fait un petit moment déjà que je projetais de rédiger un tel billet ; Ejis (dont vous retrouverez l’adresse du site et blog dans la section Liens) m’aura devancée et décidée à écrire ces quelques paragraphes.

Beaucoup le savent : étudier tout en travaillant requiert du temps. Et je puis encore m’estimer heureuse d’avoir un job qui est loin d’être déplaisant. Mais les choses changent. De nouvelles obligations font leur apparition ; de nouvelles envies, de nouveaux besoins également. Je n’ai plus ni le temps, ni la force nécessaire pour me consacrer à tout un tas de projets virtuels comme j’ai pu le faire ces dernières années ; bien ou mal, certes, mais toujours du mieux que je le pouvais.
Vous l’aurez peut-être remarqué, mais beaucoup de billets ont été retirés. Certains étaient obsolètes, d’autres, disons-le franchement, totalement inutiles. J’en ai laissé quelques-uns pour la forme, car je n’ai pas honte de ce que j’ai pu rédiger à telle ou telle époque.

Le Bocal va-t-il disparaître ?

La réponse est simple : non. Non, car il s’agit d’un sous-domaine et que le domaine principal, lui, n’est pour l’instant pas près de disparaître. D’autre part, j’ai la prétention de croire que j’ai pu rédiger quelques bricoles qui pourront peut-être en intéresser certains ; je pense notamment aux billets dédiés à l’ergonomie au poste informatique. Il m’arrivera probablement d’en publier d’autres, plus axés sur mon travail, cette fois-ci. Mais… les posterai-je sur le Bocal ou sur le site racine, directement ? Je ne le sais pas encore ; nous verrons bien.
Et bien que les billets les plus anciens aient été masqués, le Bocal a dépassé depuis deux ans déjà la fameuse limite des trois années d’existence. Et j’y suis tout simplement attachée, donc par principe, je vais le laisser en ligne. Toutefois, je pense ne plus y poster avant un bon moment.

Dorénavant, je me consacrerai donc essentiellement à un projet auquel je tenais depuis de nombreuses années (oui, il reste tout de même un projet…), plus en accord avec mes passions. Pour tout le reste, il est à présent temps de tourner la page.

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Evoluent VerticalMouse 4 : mes impressions

Il y a un peu moins de deux ans, je publiai une petite série de billets consacrés à l’ergonomie du poste informatique, et plus particulièrement au matériel que j’ai dû acquérir afin de pallier autant que possible les TMS qui avaient plus ou moins subitement fait leur apparition.
Depuis avril 2011, l’eau du Bocal a eu le temps de tourner. Non pas que je me sois lassée d’écrire ici, mais je n’avais tout simplement pas le temps de m’occuper de mon worklog et les sujets à traiter ne se bousculaient pas au portillon. Aujourd’hui, voilà que je reviens à nouveau vous parler d’ergonomie.

Quelques nouvelles du TypeMatrix et de BÉPO

Après pas loin de deux ans d’utilisation, je dois dire que je suis toujours aussi satisfaite de mon achat.
J’ai depuis fait l’acquisition d’un ordinateur portable, sur lequel je tape essentiellement en AZERTY. J’ai le regret de constater que malgré tout, ma vitesse de frappe demeure supérieure avec cette disposition. Cela dit, j’ai gagné en rapidité lorsque je tape en BÉPO, et la différence ne me dérange plus vraiment. Je peux donc dire que mes doigts sont désormais « bilingues » et ce, pour mon plus grand bonheur. Lorsque je repasse sur un clavier AZERTY, j’ai tout de même tendance à chercher les touches Entrée et Backspace au centre. C’est une disposition qui, à mon sens, leur convient très bien, alors j’avoue avoir un peu de mal à ne pas les trouver à cet endroit par défaut.

Le clavier à proprement parler est toujours aussi agréable à utiliser. La mécanique tient la route, ce qui est l’essentiel. Quelques mois après mon achat, j’ai cependant rencontré un problème avec la skin. Cette dernière s’est en effet déchirée sans raison apparente. J’ai donc joint TypeMatrix et là, à ma plus grande surprise, non seulement ces derniers m’ont répondu en moins de 24 heures, mais ils n’ont même pas cherché à comprendre : ils m’ont renvoyé une nouvelle skin à titre gracieux. Bref, je n’ai vraiment rien de négatif à dire au sujet de l’entreprise ou du produit.
Dans un de mes billets consacrés au clavier, j’avais toutefois signalé que les skins auraient pu être un peu plus finies. Dans la mesure où elles ne sont rabattues qu’une fois, elles ont tendance à bâiller un peu. Si vous avez besoin de déplacer fréquemment le clavier, comme c’est mon cas, ou que vous souhaiter le mettre sur vos genoux pour taper, comme c’est également mon cas, vous devez faire attention, car on a vite fait d’enlever la skin, même si ce n’est que partiellement. Mais depuis quelques mois, TypeMatrix a réglé ce problème en faisant fabriquer un nouveau type de skin. Cette fois-ci, elle se rabat jusqu’en dessous du clavier. Ainsi, plus rien ne bouge, ce qui est fort appréciable. Autre petite bricole sympathique : l’ouverture qu’il fallait faire soi-même pour que le cordon USB puisse passer est désormais prédécoupée. D’une part, c’est plus propre, et d’autre part cela permet d’éviter de potentiellement déchirer la skin en faisant l’encoche.

Evoluent VerticalMouse 4

S’il est vrai que le passage au TypeMatrix et l’utilisation de repose-poignets ont largement contribué à apaiser mes douleurs, ces dernières n’ont pas disparu pour autant. Outre le fait qu’elles seront toujours plus ou moins présentes tant que je n’aurai pas suivi un traitement médical approprié, il m’arrive encore d’avoir des douleurs relativement importantes à la main gauche, et ceci est en partie dû à l’utilisation la souris. En effet, tout comme les claviers traditionnels, les souris que nous utilisons ne sont généralement pas ergonomiques. Mettre la main à plat n’est pas un mouvement naturel, et cela provoque une torsion au niveau des os de l’avant-bras.

Lorsque j’ai commencé à m’intéresser aux problèmes d’ergonomie, j’ai tout naturellement entendu parler de certaines souris. L’une d’elles a particulièrement attiré mon attention : la VerticalMouse de chez Evoluent. Comme l’indique très bien son nom, il s’agit d’une souris verticale qui permet de placer la main sur la tranche, dans une position plus naturelle.
Elle comporte huit boutons, une encoche pour caler le pouce et une partie de sa base est évasée afin de permettre à l’auriculaire de se reposer sans avoir à frotter contre le tapis de souris ou la table.
Après plusieurs mois d’hésitation, j’ai donc décidé de sauter le pas. Il faut dire qu’à près de 100 € la souris, on est en droit de ne pas foncer tête baissée. Evoluent a conçu deux modèles : un pour droitier et un pour gaucher, ce qui m’arrange, puisque je ne me voyais pas utiliser une souris avec ma main droite (je suis très gauche… bon d’accord, ce n’était pas drôle). Bref, j’ai donc reçu ma souris il y a quelques jours et j’ai donc pu me faire une première impression.

La VM est livrée dans un petit carton très simple, mais le matériel est correctement protégé. Le contenu du pack est quant à lui très sommaire : la souris, un CD d’installation et une feuille on ne peut plus simple pour expliquer comment installer le matériel sous Windows et promulguant quelques conseils pour tenir la souris.

Petit aperçu du contenu du pack.
Un boîte en carton simple. Fermée. La même boîte, ouverte. On aperçoit le contenu : le papier bulle qui protège la souris et le cordon USB de cette dernière.
Le matériel une fois sorti de la boîte. La souris, le CD et la notice.

Le cheap, c’est chic

Disons-le franchement : pour 100 €, on aurait pu s’attendre à un produit exemplaire. Si je devais comparer avec le TypeMatrix, qui vaut globalement le même prix, je dirais qu’il n’y a pas photo, la qualité de la souris est bien moindre. Elle est très esthétique, pas de doute là-dessus. Les finitions sont très correctes et tout semble tenir la route. Mais en comparaison, ma Logitech M125 achetée moins de 10 € possède un plastique qui fait bien moins cheap et la molette est bien plus discrète que celle de la VM. Oui, car il faut bien le dire, la VerticalMouse est une souris bruyante. Les boutons et la molette font un de ces boucans… Je dois dire que cette nuisance sonore dont je n’ai pas l’habitude est quelque peu dérangeante.
Autre détail, certes pas mortel mais pas top non plus : le plastique de la partie destinée à caler le pouce imprime les traces de doigts.

À côté de cela, l’utilisation est plutôt agréable. Certaines personnes semblaient quelque peu déroutées par le fait que ce soit désormais le bras et non le poignet qui gère la plupart des mouvements… À titre très personnel, je n’ai rien noté de fondamentalement dérangeant. C’est un coup à prendre, c’est sûr, mais on s’y habitue très rapidement.
Chose positive : le matériel est automatiquement détecté et opérationnel sous Linux (distribution Ubuntu, pour ma part). Seules les fonctions de base sont reconnues, mais elles me semblent amplement suffisantes. La souris possède également deux boutons pour gérer la vitesse du pointeur. Quatre DEL disposées sur le dessus permettent de vérifier la vitesse actuelle. Bien qu’étant gauchère, j’ai toujours utilisé la souris avec la configuration pour droitier. Pour la petite histoire, je n’ai jamais compris pourquoi une bonne partie des gauchers ressent le besoin d’inverser les boutons… J’ai toujours utilisé le clic gauche à gauche, en recourant au majeur, et je ne vois pas en quoi cela pose problème. Je trouve même que c’est plus pratique, le majeur étant un doigt à la fois fort et stable. Passons. Avec la VM, je dois désormais apprendre à cliquer avec l’index. C’est peut-être bien ce qui me perturbe le plus.

La VerticalMouse 4 sous tous les angles… ou presque
VerticalMouse : vue tranche. VerticalMouse : vue côté gauche.
VerticalMouse : vue côté droit.

En conclusion

Je n’ai pas encore reçu ma nouvelle skin pour mon TypeMatrix, aussi éditerai-je probablement cet article lorsqu’elle sera enfin arrivée, histoire de vous montrer la différence à l’aide de photos comparatives.
Quant à la VerticalMouse, est-ce que je regrette mon achat ? La réponse est non, même si je maintiens que pour ce prix on était en droit d’attendre quelque chose de plus fin (matériel plus haut de gamme, moins de bruit, notice explicative en couleurs et bien moins sommaire…). J’aurais volontiers mis une bonne vingtaine d’euros en moins dans ce produit, pour ne pas dire une bonne trentaine.
Est-ce que c’est une souris que je recommanderais ? Probablement, du moins pour ceux qui, comme moi, souffrent de TMS et ont prévu d’investir dans du matériel ergonomique pour soulager leurs bras, poignets et mains. Encore faut-il passer suffisamment de temps devant un ordinateur pour que l’investissement soit rentable.

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« C’est le début d’une ère nouvelle »

Ainsi s’exprimait sœur Marie-Clarence dans Sister Act, acte 2.
Je sais, on aurait pu trouver meilleure référence pour une citation, mais elle a au moins le mérite de refléter à la perfection ce qui m’attend pour la suite.
Si vous êtes un habitué du Bocal, vous aurez bien sûr remarqué qu’il n’y avait eu aucune nouvelle publication depuis plusieurs mois. La faute revient en premier lieu à mon emploi du temps. En effet, depuis la rentrée scolaire, mon temps libre ne m’a globalement servi qu’à réussir, tant bien que mal, à ne pas accumuler trop de retard dans mon travail. La faute ensuite à la motivation. Non pas que le Bocal ne m’intéresse plus, mais cette année de travail intense m’aura au moins permis de revoir mes priorités, de prendre conscience de ce que je désirais vraiment — que ce soit au niveau des études, du boulot ou des loisirs.

Que s’est-il donc passé au cours de ces derniers mois ? Que va-t-il advenir du Bocal ?
Vous le saurez en regardant le prochain épisode dans quelques instants.

Depuis la rentrée…

Conservatoire, conservatoire, conservatoire. C’est ce qui rythme mon quotidien, ou plutôt… rythmait.
J’avais choisi de suivre plusieurs cours, tous très intéressants, mais dont la plupart étaient assez chronophages, si bien que je n’ai jamais aussi peu touché mon instrument que depuis que je fais autant de musique… un comble, en somme.
Comme cela ne collait absolument pas avec les objectifs que je m’étais fixés pour le piano, j’ai pris les mesures nécessaires pour remédier à tout cela.

Depuis le début de l’année — civile, cette fois-ci —, j’ai également obtenu un poste temporaire dans un centre culturel. J’y enseigne le piano et tout semble se passer pour le mieux.
J’ai également débuté une activité professionnelle sous le statut de l’auto-entrepreneur.
En bref, je n’ai pas le temps de m’ennuyer.

Que devient le Bocal ?

Le Bocal continuera d’être alimenté. En d’autres termes, il ne disparaîtra pas.
Cela dit, vous aurez pu constater que le design a été changé, que des pages et certains articles ont disparu. Désormais, je continuerai à y publier des articles de fond, mais il sera davantage axé sur mon travail, à l’instar d’un worklog. Il sera donc le complément direct de mon site personnel — vous trouverez un lien vers ce dernier dans le menu du haut.
L’artblog a quant à lui été supprimé pour la simple et bonne raison qu’il ne servait pas à grand-chose et que mes transcriptions pour piano ont été rapatriées sur le site principal.

Pour conclure

Désormais, je vais donc me concentrer davantage sur mes diverses activités musicales et sur mes deux principales passions que sont la langue française et l’animation, afin de pouvoir un jour en vivre totalement — enfin… on va essayer.

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Quand Facebook maintient votre compte actif mais vous en interdit l’accès sans motif valable…

Toujours plus nombreuses sont les personnes s’inscrivant sur Facebook. Toujours plus nombreux sont les internautes à faire aveuglément confiance à ce réseau social à l’origine de bon nombre de polémiques concernant la gestion des données personnelles. En fait, toujours plus nombreux sont les utilisateurs du réseau social à ne pas faire suffisamment attention à la protection des données sensibles qu’ils publient sur le site.

La branche dans laquelle j’évolue actuellement — à savoir la branche musicale — exige malheureusement d’avoir un carnet de contacts relativement fourni. Le mien étant assez mal entretenu et Facebook ayant en quelque sorte atteint le statut de « FAI » — les utilisateurs se servent des MP comme d’e-mails, « naviguent » sur l’Internet par l’intermédiaire du réseau social… —, j’ai finalement dû me résoudre à créer un compte pour signaler à mes contacts que « je suis sur Facebook, donc j’existe », tenter de me constituer de façon très sommaire un réseau semi-professionnel et garder un œil sur les possibles données personnelles qui seraient susceptibles de circuler sur la plate-forme à mon insu.
Consciente des dangers inhérents à ce site propriétaire, j’ai pris soin de ne divulguer aucune donnée sensible — seuls sont disponibles mes nom, adresse e-mail et date de naissance, soit les trois choses nécessaires à l’ouverture d’un compte — et de prévenir mes contacts qu’aucune information véritablement personnelle ne serait diffusée sur Facebook.

Grand-bien m’en a pris d’agir ainsi !
Vous pensez que Facebook vous permet d’avoir un contrôle absolu sur vos données ?
Après avoir lu ce qui suit, peut-être serez-vous — enfin — nombreux à revoir votre opinion sur le sujet.

Facebook vous oblige à fournir de nouvelles données personnelles pour pouvoir accéder à votre compte

Selon les CGU du site (dernière mise à jour le 25 août 2010), les seules données nécessaires pour ouvrir et utiliser un compte sont l’identité, la date de naissance et une adresse e-mail valide. Rien d’autre.
Et pourtant…
Le 26 août dernier, alors que j’étais en train d’utiliser mon compte, Facebook coupe ma connexion et m’informe qu’il me faut me reconnecter. Je renseigne donc à nouveau mon adresse e-mail et mon mot de passe. C’est alors qu’une page apparaît, page sur laquelle Facebook m’explique que pour prouver que je suis bien moi il me faut donner mon numéro de téléphone.
Et puis quoi encore ? Mon numéro de carte bancaire aussi ?
Là, les ennuis commencent : impossible de passer cette étape.

Il ne s’agit pas de phishing — de toute façon, me concernant, j’entre l’adresse du site manuellement — mais bel et bien d’un abus de pouvoir de la part de Facebook.
La connexion à votre compte est bien établie étant donné que la page sur laquelle le site vous redirige, à savoir https://ssl.facebook.com/roadblock/, enregistre vos paramètres linguistiques et vous permet de vous déconnecter. Votre profil est donc tout à fait actif, mais Facebook vous refuse l’accès à celui-ci.

Il va sans dire qu’il s’agit là d’un acte allant à l’encontre de leur propre politique de confidentialité qui stipule, je cite :

7. Modification ou suppression de vos informations

Modification de votre profil. Vous pouvez modifier ou supprimer les informations de votre profil à tout moment à partir de la page de votre profil, en cliquant sur Modifier mon profil. Les informations seront mises à jour immédiatement.

Il est bien stipulé « à tout moment ». Très bien, dans ce cas, pourquoi ne puis-je pas accéder à mon compte — comme plusieurs centaines voire milliers de personnes à travers le monde… car le nombre d’utilisateurs rencontrant ce problème s’accroît de jour en jour — depuis près de trois jours ?

Facebook essaie par tous les moyens d’obliger ses utilisateurs à fournir sans cesse davantage de données personnelles. S’agit-il réellement d’un réseau social soucieux des libertés de ses utilisateurs comme le décrit son fondateur, Mark Zuckerberg, ou s’agit-il d’une base de données destinée à servir d’obscurs projets ? C’est la question que l’on est légitimement en droit de se poser quand on voit ce nouveau système de « sécurisation » à l’œuvre, système ayant fait de nombreuses victimes au cours des derniers mois.

Facebook reste muet sur le sujet et les utilisateurs, sans cesse plus nombreux à se plaindre de ne plus pouvoir accéder à leur compte, sont délaissés par le site… qui ne répond à aucun mail. J’en ai pour ma part envoyé près d’une dizaine en quarante-huit heures ; seuls quelques-uns m’ont permis d’obtenir une réponse automatique.

Il va sans dire que nous sommes probablement face au prochain gros scandale concernant Facebook.
Voyant la vitesse à laquelle se propage le problème et devant le silence du réseau social, ce dernier risque sans aucun doute de faire de nouveau parler de lui dans les prochaines semaines… et ce en mal, comme d’habitude.

Pour ma part, n’ayant rien de sensible sur mon compte, je ne m’inquiète pas vraiment, mais il s’agit là d’une question de principe : Facebook n’a pas à m’obliger à divulguer mon numéro de téléphone pour pouvoir accéder à mon profil — auquel mes contacts, eux, ont accès.
D’ailleurs si je n’obtiens aucune réponse de leur part dans les prochaines semaines — mais sachant que certains en attendent une depuis des mois, je ne me berce pas d’illusions — il n’est pas impossible que je porte plainte.

Pour la petite histoire, sachez que pour certains Facebook demande d’indiquer le numéro de téléphone ou le numéro de carte bancaire… eh oui, comme quoi, vous voyez, une blague peut parfois être source d’inspiration !

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TypeMatrix 2030 et BÉPO : un mois après

Il y a à peine plus d’un mois je recevais avec joie mon nouveau clavier qui devait en partie me permettre d’atténuer mes douleurs et engourdissements au niveau des épaules, bras et poignets, problèmes qui provenaient de je ne sais où (enfin si un peu, mais bon).
Divers examens médicaux m’ont permis d’apprendre que j’avais développé un syndrome du défilé bilatéral (dont le doux nom barbare n’est autre que « syndrome du défilé thoraco-brachial »). Pour faire simple, les artères situées sous les clavicules sont compressées, ce qui fait que le sang circule mal des épaules jusqu’aux mains, entraînant ainsi de façon tout à fait aléatoire des engourdissements ou des douleurs d’intensité variable.

Le clavier ergonomique se révèle-t-il efficace et agréable ? Mon passage à la disposition BÉPO m’a-t-elle valu une cure d’antidépresseurs ?
Petit état des lieux un mois après le grand plongeon dans le monde de l’ergonomie.

Le clavier

Il n’y a pas à dire : je ne regrette vraiment pas mon investissement.
Le TypeMatrix est véritablement silencieux, ce qui est très appréciable quand on passe plusieurs heures par jour devant le PC.
L’agencement des touches (et là je ne parle pas de la disposition) est très intéressant et pratique :

  • pas moins de 23 points de repère permettent de rendre optimale la frappe en aveugle ;
  • les touches Entrée, Retour arrière et Supprimer disposées au centre sont un vrai régal. C’en est fini de ces extensions imbuvables pour atteindre des touches que l’on utilise pourtant sans arrêt (surtout les deux premières citées précédemment) ;
  • l’agencement est tellement astucieux que jusqu’à présent mes erreurs de combinaisons n’ont tout simplement rien provoqué : plus de mode console indésirable, plus de fermeture de programme accidentelle… c’est vraiment très appréciable ;
  • les touches d’accès aux fonctions copier et coller sont bien pratiques, de même que les touches multimédias (qui fonctionnent très bien sous Linux au moins) ou d’accès rapide à certaines applications (la calculatrice, le navigateur et le logiciel de messagerie par défaut).

Il est difficile de tout lister. Je ne trouve pas les changements si énormes que cela (entendez par là que j’ai pris en main le clavier très rapidement) et pourtant en pratique on sent la différence.
Il est quelque peu dommage que les touches de la rangée du bas soient un peu plus difficiles d’accès. Il faut se déplacer pour les atteindre et quand on a pris l’habitude de ne plus trop bouger (le BÉPO y est notamment pour quelque chose) c’est forcément dérangeant, m’enfin grâce aux repères ce n’est pas si embêtant que ça non plus.

Le duo « repose-poignets + TypeMatrix » me change vraiment la vie. Il est rare que j’aie de grosses douleurs ou d’importants engourdissements comme c’était le cas ces derniers mois ; en gros je revis, même s’il m’arrive encore d’avoir quelques légers soucis.

La disposition BÉPO

Lorsque j’ai reçu le clavier, je me suis dit que la skin ne me servirait pas à grand-chose. En effet, comme cela fait des années que je tape en aveugle j’étais persuadée qu’il ne me faudrait que quelques petites heures pour reprendre mes marques en AZERTY avec le TM. Grossière erreur !
C’est justement en recevant un clavier ergonomique dont les touches sont alignées que j’ai pris conscience du fait que malgré mes années de frappe en aveugle je ne connaissais pas ma disposition. Enfin si, quand même, mais je serais incapable d’en faire une carte complète de mémoire. Mes réflexes de frappe étant purement musculaires (comme la plupart de ceux qui utilisent l’AZERTY je crois), je me suis retrouvée totalement perdue avec ce nouvel agencement.
En revanche je n’ai eu aucun problème pour m’adapter au clavier avec le BÉPO (auquel je m’étais vaguement intéressé quelques mois plus tôt sur un clavier standard). C’est là que l’on prend pleinement conscience de la force d’une disposition DVORAK ; elle est conçue de façon intelligente et limite les mouvements inutiles. En l’état les réflexes musculaires commencent à arriver (je gagne donc en vitesse de frappe, mais j’y reviendrai juste après) et la disposition est suffisamment bien pensée pour que je sois capable d’en dresser un schéma par cœur. Comme quoi…

Malgré cela le BÉPO m’a fait beaucoup souffrir et continue de m’embêter (mais bien moins qu’avant).
Lors de mon changement de disposition ma vitesse de frappe est passée de près de 80 mots par minute avec un très haut pourcentage de précision à une vitesse d’environ 13 mots par minute avec un pourcentage de précision très faible… c’est l’étape la plus difficile à franchir et celle que l’on redoute le plus.
Dans mon cas je n’avais pas le choix : seul le BÉPO était à ma disposition. J’ai donc pris mon mal en patience et ai tenu bon.
Ce fut loin d’être simple mais ma persévérance a fini par payer : un mois plus tard, j’ai atteint une vitesse de frappe d’environ 50 mots par minute avec un pourcentage de précision plutôt élevé. Avec un peu de chance il me sera possible d’atteindre mon ancienne vitesse sous peu.

Lorsque je repasse ponctuellement à la disposition AZERTY je me rends compte à quel point cette dernière est bancale. Il me faut reprendre mes vielles et mauvaises habitudes (courir dans tous les sens, en somme) et j’avoue que ce n’est pas spécialement plaisant.
La seule chose que je regrette sont les flèches et quelques autres symboles pratiques (l’ensemble vide, le diamètre…) disponibles par défaut sous Linux avec l’AZERTY. Ils ne sont pas présents sur la disposition BÉPO et c’est ce qui gâche un peu mon plaisir puisque j’ai tendance à recourir aux flèches assez fréquemment. Aller taper dans la table des caractères Unicode n’est pas des plus pratique et je ne suis pas encore parvenue à modifier l’agencement de mes touches sans faire sauter la disposition.

Bilan très positif donc.
Si vous en avez les moyens et l’envie n’hésitez pas à vous lancer, vous ne le regretterez pas.

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TypeMatrix 2030 : premières impressions

Le voici, le voilà… le tant attendu premier billet rédigé entièrement en BÉPO est dispo (c’est pour la rime) !
Il faut dire que l’arrivée de mon nouveau clavier y est pour beaucoup puisque ce dernier m’a été livré avec une skin BÉPO. Certains pourront légitimement se demander pourquoi je ne me contente pas d’écrire en AZERTY… eh bien la raison est simple : il m’est tout bonnement devenu impossible de taper à l’aveugle avec ma disposition de touches habituelle ! Les changements apportés par ce clavier sont à mon sens peu importants d’un point de vue purement visuel (en regardant le clavier on note bien évidemment des différences significatives mais on ne se rend pas bien compte des efforts d’adaptation que cela demande à l’utilisateur), mais je peux vous dire que du point de vue sensoriel, c’est une toute autre histoire.
J’aurai l’occasion de reparler de tout ça dans un prochain billet.

Je vais donc faire une petite review du clavier TypeMatrix 2030 dont je parlais dans mon précédent billet traitant de l’ergonomié au poste informatique.

Réception du colis et déballage

 Le colis m’a été livré en neuf jours, ce qui, à mon sens, est tout à fait correct ; et par chance je n’ai eu à souffrir d’aucuns frais supplémentaires.
L’emballage du service postal et celui du clavier sont simples mais protègent très bien l’appareil.
emballage en plastique de la poste  emballage en carton
plaquette de protection (en espèce de plastique ou mousse… je ne sais pas trop

Pas plus de fioritures à l’intérieur. Le clavier est bien maintenu et emballé dans une pochette en plastique très souple. Juste au-dessus on retrouve une petite notice explicative et la skin (elle aussi bien emballée).
Le clavier sous la peau BÉPO  Le clavier sous la peau BÉPO

Le clavier (et ce qui va avec)

Finitions

Esthétiquement parlant, rien à redire !
La coque est en plastique noir lisse (et brillant). Les touches quant à elles sont faites dans un plastique à peine plus rugueux et comparable à celui des claviers standards ; en fait c’est encore moins rugueux que ce que l’on retrouve sur la plupart des ordinateurs de portables.
Pour finir, on trouve deux plaques en aluminium : une sous la barre d’espace et une sur le côté gauche, où se trouvent les LED.

Poids et dimensions

Le TM n’est pas spécialement plus léger qu’un clavier standard. Un peu quand même, certes (ce qui est à mon sens normal puisqu’il est plus compact), mais pas tant que ça. Cela dit ce n’est absolument pas dérangeant : ça lui permet au moins de ne pas trop bouger, les cales se chargeant du reste.
Là où le TM frappe fort en revanche c’est sur les dimensions. On nous promettait un clavier peu épais et compact : il l’est !
On peu trouver plus fin mais son centimètre et demi d’épaisseur ne gêne vraiment en rien. Dans mon cas, étant donné que j’utilise des repose-poignets, la hauteur est encore moins importante.

Voici deux photos qui montrent la différence notable qu’il y a entre mon nouveau clavier et l’ancien.
Le TM est clairement plus compact.  Le TM est clairement plus fin.
Je crois que la différence saute aux yeux.

La hauteur est bien plus agréable pour taper.
La faible hauteur du clavier est bien plus agréable pour taper.

La skin

À la fois très fine et très souple, elle s’adapte parfaitement au clavier. Je trouve personnellement qu’il n’est pas du tout désagréable de taper dessus (ça peut toutefois en gêner certains), bien au contraire (fini les saletés incrustées sous les touches) : rien à voir avec le toucher des claviers souples proposés dans le commerce… ce qui est à la fois logique et normal puisqu’ici il y a un vrai clavier sous la peau en caoutchouc.
La seule chose que l’on peut lui reprocher c’est de bâiller un peu sur le devant. Ce n’est vraiment pas gênant mis à part lorsque l’on tape sur le bas des touches de la rangée inférieure ; pour le coup on sent qu’il y a un peu de jeu.
Le TM avec la skin mise en place

Le bruit

Alors là, c’est le jour et la nuit ! Le TM ne fait quasiment aucun bruit… et c’est encore plus silencieux avec la skin.
Et comme rien ne vaut une petite démo pour s’en rendre vraiment compte, voici trois enregistrements sonores qui vous prouveront que le clavier est vraiment silencieux (notez que je tape absolument n’importe quoi, c’était seulement pour la démo).

Mes oreilles vont enfin pouvoir se reposer…

Petit bémol

La seule chose que je peux reprocher au clavier c’est de ne pouvoir se brancher qu’en USB. Je trouve que le temps de réaction — bien que très correct — est parfois un peu long… ce qui est justement assez moyen pour un clavier.

Conclusion

Cela ne fait même pas vingt-quatre heures que j’utilise le TM et pour le moment les impressions sont plutôt très positives.
Je vais tout de même attendre quelques jours avant de parler de son rapport à l’ergonomie (ça fera l’objet d’un prochain billet) ; pour l’instant il est encore trop tôt pour que je puisse donner un avis véritablement objectif à ce propos.

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Le jour où j’ai compris l’importance de l’ergonomie au poste informatique

Comme tout bon pianiste et geek qui se respecte, je passe le plus clair de mon temps derrière un clavier, qu’il comporte 88 ou 105 touches.
Au piano, les enchaînements de doigtés biscornus ne manquent pas, tout comme les écartements inconfortables (plaquer une 6te ou 7e + 10e ou un accord de 6/4 + 10e régulièrement n’est pas toujours une partie de plaisir, même avec une grande main) qui, parfois, obligent nos poignets à effectuer des mouvements pas toujours très naturels.
Au poste informatique les mouvements peu recommandés sont également fréquents, bien qu’il soit possible de ruser (ce qui n’est pas toujours le cas au piano). La taille et la hauteur des claviers standards ainsi que la disposition des touches en AZERTY (que ce soit le placement des lettres ou l’alignement des touches) sont finalement eux aussi peu enclins à nous ménager.
Quant à la souris… même topo.

Il n’est donc pas rare que certains musiciens (pianistes et violonistes notamment) et autres informaticiens/geeks/secrétaires/peu importe, à force d’user de mauvais mouvements et positions, développement ce que l’on appelle des TMS… le plus célèbre étant le syndrome du canal carpien.
N’ayant jamais eu aucun problème, je me suis toujours contentée du matériel informatique d’entrée de gamme livré par défaut. Pour moi l’ergonomie était quelque chose de secondaire et je ne parvenais pas à comprendre ceux qui n’hésitaient pas à débourser plusieurs dizaines d’euros pour un clavier ou une souris.

Ça, c’était avant.
Il y a environ un mois mon poignet droit a commencé à s’engourdir de façon régulière… puis le gauche… puis les avant-bras… et des douleurs ont fait leur apparition à gauche, partant de l’épaule jusqu’à l’avant-bras.
Passer du temps devant le PC ou sur certains morceaux est devenu difficile, si bien que je n’ai pas traîné pour aller passer des examens afin de savoir exactement de quoi il en retourne.
Si je ne veux pas que tout ceci s’aggrave, il me faut donc revoir l’ergonomie de mon poste de travail : le bureau et la chaise sont corrects (bien qu’il soit toujours possible de faire mieux) et c’est donc du côté de la position de mes mains que je dois être plus prévenante.
J’ai donc décidé d’investir dans des repose-poignets adaptés et dans un nouveau clavier ; pour la souris, je verrai plus tard.

Les repose-poignets

Certains sont incorporés dans des claviers ; d’autres, généralement en gel, sont disponibles séparément.
L’inconvénient des premiers cités réside dans le fait qu’ils ne sont pas mobiles : puisqu’ils dépendent du clavier, vous ne pouvez pas les utiliser pour la souris (simple exemple).
Quant aux seconds, j’ai lu je ne sais plus où qu’ils n’étaient pas forcément bons non plus dans la mesure où finalement le gel se creuse là où les poignets reposent (ce qui est somme toute logique), les rendant finalement peu efficaces.

C’est suite à quelques recherches que j’ai finalement trouvé mon bonheur : les Wristease®.
Ce sont en fait des poignets en éponge (comme ceux utilisés au tennis) auxquels on a ajouté des espèces de supports en… mousse je crois (impossible de vérifier) ; ils sont suffisamment souples pour que les poignets ne reposent pas sur quelque chose de dur mais suffisamment rigides pour ne pas s’affaisser sous leur poids.
Je les ai reçus il y a quelques jours et contrairement à ce que je pensais je n’ai eu aucun mal à m’y faire. La hauteur peu habituelle des poignets est un peu déroutante les premières minutes mais on oublie très rapidement ce détail (voulu, ne l’oublions pas). Ils sont très confortables et je me sens déjà moins tendue lorsque je tape au clavier ou utilise la souris.
En fait on se rend compte que les claviers et souris standards nous forcent à appuyer bras et poignets sur la surface de travail, obligeant les mains à former des angles non naturels.

Voici quelques photos que j’ai prises pour montrer à quoi peuvent bien servir les Wristease®.
Utilisation classique de la souris  Utilisation de la souris avec les repose-poignets
À gauche : utilisation classique de la souris. Le poignet est à plat et compressé.
À droite : utilisation de la souris avec le repose-poignets. Le poignet n’est plus compressé et a le mérite d’être aligné (ce qui est mieux).

L’exemple est encore plus parlant avec un clavier classique…
Utilisation classique du clavier Utilisation du clavier avec les repose-poignets

Bref, pour moins d’une vingtaine d’euros (frais de port inclus), je suis plutôt satisfaite de mon achat et le rapport qualité/confort/prix me semble tout à fait correct.

Le clavier

Je me suis rendu compte récemment (et donc bien trop tard) que lorsque l’on passe quotidiennement de longues heures devant le PC il est important d’avoir un confort de frappe optimal… et pour l’instant j’en suis bien loin.
Cela fait donc quelques semaines que j’épluche les tests des différents claviers disponibles sur le marché et l’un d’eux a retenu mon attention : l’Illuminated Keyboard de Logitech. Clavier apparemment silencieux (pour l’avoir testé en magasin, c’est vrai qu’il fait nettement moins de boucan que celui que j’utilise actuellement, mais il demeure plus bruyant que le clavier de mon vieil iBook) au toucher de portable (ce que je préfère, personnellement), il intègre un repose-poignets et a les touches rétro-éclairées.
Ce dernier point n’est pas mal mais ne m’est d’aucune utilité puisqu’en dehors de quelques données sensibles comme certains mots de passe (mieux vaut ne pas se tromper) j’ai l’habitude de taper en aveugle. Quant aux repose-poignets, je n’en ai pas besoin puisque j’ai déjà les miens.
J’éprouvais donc quelques réticences à l’idée d’investir plus de 70 € dans un clavier qui, au final, n’apporte rien de spécial au niveau de l’ergonomique (la disposition des touches est classique… et donc pas optimale).

Après plusieurs jours d’hésitation, j’ai finalement décidé de laisser tomber Logitech et son clavier illuminé pour me tourner vers une petite bête sur laquelle je bavais depuis quelque temps. Un petit bijou d’ergonomie et de geekerie, j’ai nommé le TypeMatrix 2030.
Ce clavier a l’avantage d’être compact (on évite ainsi de sans cesse bouger pour atteindre certaines touches comme celles du pavé numérique), plat (j’ai fini par comprendre que c’était mieux) et assez fin. En plus de cela, l’alignement et la disposition des touches ont été entièrement repensés : adieu les touches disposées comme sur les machines à écrire, désormais l’alignement est orthogonal. Les touches Backspace, Entrée et Supprimer ont été placées au milieu (youpi !), la touche Shift a été agrandie des deux côtés…
En plus de cela le clavier a l’avantage d’être disponible, de base, en version QWERTY, Dvorak ou vierge. Des skins (« peaux » en bon français) noires ou blanches avec des dispositions différentes sont également disponibles, parmi lesquelles l’AZERTY et la BÉPO.
Bref, un clavier véritablement modulable au niveau de la disposition.

J’ai donc craqué pour cette petite merveille qui devrait me parvenir dans les dix à quinze prochains jours.
Ça fait certes un trou non négligeable dans le budget (un peu moins d’une centaine d’euros en comptant les frais de port… et en supposant que la dou-machin-vous-avez-compris ne passe pas par là) mais il faut signaler que TypeMatrix applique la formule « satisfait ou remboursé » (avec remboursement des frais de transport de base) ce qui, de nos jours, est suffisamment rare (surtout pour ces produits) pour être signalé.
Par contre l’ennui c’est que les skins AZERTY sont en rupture de stock ; j’en ai donc pris une en BÉPO, ce qui me laisse un peu moins de deux semaines pour apprendre à taper à peu près correctement dans cette disposition (j’avais commencé il y a quelques mois mais ai dû laisser tomber, faute de temps).

En tout cas je vais bientôt laisser tomber ceci…
clavier HP standard vu du dessus clavier HP standard vu de côté
… pour cela :
clavier TypeMatrix 2030 vu du dessus clavier TypeMatrix 2030 vu de côté

Si avec tous ces changements mes douleurs et engourdissements ne disparaissent pas, alors…

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Les zCorrecteurs recrutent

Très prise ces derniers temps par les études et quelques projets (un en particulier), je n’ai que peu de temps à consacrer au Bocal. D’autre part, je n’ai pas grand-chose d’intéressant ou de constructif à raconter, alors autant m’abstenir.

Aujourd’hui je tiens tout de même à prendre quelques minutes pour écrire un petit billet à propos de la zCorrection.
Comme certains de mes lecteurs le savent, j’avais déjà dédié un billet au service de zCorrection lorsque j’ai eu la chance d’intégrer leur équipe fin 2008.
Vous pouvez donc consulter le billet en question pour en savoir un peu plus sur ce service.

Comme tout projet web et bénévole normal, la zCo (c’est son petit nom) a vu ses effectifs croître et décroître au fil du temps. Le service ne cesse de s’améliorer, et nous commençons tout doucement à avoir de nouveaux projets pour le site.
L’équipe actuelle, composée de six zCorrecteurs actifs environ, est devenue trop petite pour gérer l’afflux de travail qui se profile à l’horizon. C’est pourquoi une campagne de recrutement a été lancée aujourd’hui.

Si la langue française, entre autres choses, vous intéresse, que vous avez un peu de temps libre et vous sentez prêts à traquer les fautes d’orthographe, de conjugaison, de grammaire et de typographie, en passant par la syntaxe, n’hésitez pas à consulter le billet de recrutement. Qui sait, peut-être tenterez votre chance !

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Disposition BÉPO : la norme de demain pour les claviers français ?

Pas plus tard qu’hier, j’ai eu l’occasion de faire une agréable découverte, et qui, pour une fois, permet de parler à la fois d’informatique et de langue française (non pas que ce duo ne soit pas courant, mais bon…).
En allant faire un saut sur un de mes comptes de messagerie instantanée, j’ai pu croiser Wetneb (vous trouverez son blog dans la liste à droite d’ailleurs, il y raconte des choses intéressantes), dont le message personnel m’a intriguée. Il y parlait d’une chose appelée « BÉPO ». Google étant mon meilleur ami, je fais une recherche rapide et découvre donc de quoi il s’agit.

BÉPO est une disposition de clavier française, libre, qui fut créée il y a quelques années dans l’optique d’accroître et d’optimiser le confort et la vitesse d’écriture tout en permettant un bien meilleur accès aux lettres et signes utilisés par la langue française.
Il est vrai que je me suis souvent demandé pourquoi les lettres du clavier AZERTY étaient agencées de façon si peu logique. Je pense taper assez vite (en moyenne 75 à 80 mots par minute avec un très faible pourcentage d’erreur), mais cela ne m’empêche pas d’avoir quelques fois des « bugs », tant les lettres ne tombent pas sous la main. On peut également déplorer le fait que bon nombre de signes couramment utilisés dans la langue française ne soient pas facilement accessibles (quand ils ne le sont pour ainsi dire pas du tout, notamment sous Windows) :

  • les majuscules accentuées ;
  • les lettres ligaturées ;
  • les guillemets français ;
  • les espaces insécables ;
  • les points de suspension ;
  • etc.

Sous GNU/Linux, le large choix de dispositions de clavier que propose le système (peut-être est-ce la même chose avec Windows maintenant, je n’en sais rien) permet de pallier ce problème en adoptant une disposition un peu plus adaptée permettant d’avoir accès à ces caractères en combinant deux voire trois touches. Cela reste encore peu pratique mais ça a le mérite d’être accessible.

Avec le BÉPO, tout est plus simple… si l’on tâche d’être objectif, bien sûr.
Déjà en plaçant vos quatre doigts (index, majeur, annulaire et auriculaire de chaque main) sur la zone de repos, vous ne tombez plus sur « Q, S, D, F » et « J, K, L, M » mais sur « A, U, I, E » et « T, S, R, N ». Les lettres accentuées sont plus rapidement accessibles, et nous pouvons enfin taper nos signes de ponctuation correctement, en pressant une simple touche plutôt que deux. Les deux points, que je trouve quand même assez pratiques, doivent désormais être tapés à l’aide de la combinaison SHIFT + V (qui est la touche du point en BÉPO) ; c’est un peu moins évident à mon goût, mais bon, c’est comme tout, on s’adapte.
Cette disposition est également adaptée à l’écriture des langues européennes et de l’espéranto. Même si je n’y ai jamais recours, le simple fait de pouvoir taper « ĉ » en combinant simplement deux touches me plaît.

Je pense qu’avec la carte du clavier, vous y verrez plus clair. La voici donc :
carte du clavier BÉPO

En travaillant une bonne heure par jour à l’aide d’un logiciel dédié à la dactylographie, les progrès devraient venir assez rapidement. C’est pourquoi j’ai décidé de travailler le BÉPO un peu tous les jours en attendant d’avoir une vitesse de frappe correcte (passer de plus de 70 mots par minute à… une quinzaine peut-être bien… c’est extrêmement frustrant), puis j’y passerai peut-être définitivement.

Pour l’instant, il existe bien peu de claviers adaptés (TypeMatrix en produit un, mais si vous souhaitez le clavier ergonomique et la skin BÉPO, il vous en coûtera près d’une centaine d’euros…). Il est cependant plutôt conseillé d’apprendre à taper en aveugle, ce qui, au fond, n’est effectivement pas plus mal.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur la disposition BÉPO, et, qui sait, vous y mettre vous aussi, allez faire un tour sur le site du projet, à l’adresse suivante : http://bepo.fr/wiki/Accueil.

Je ne sais pas encore si j’arriverai à changer de disposition un jour. Seul l’avenir me le dira. En attendant, je trouve que le BÉPO mérite d’être connu et de faire partie des alternatives à proposer de base.

Merci Wetneb !

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COP 0 – Geeks 1

Il y a des moments dans la vie où l’Homme s’interroge, doute. Une des questions existentielles qui revient plus ou moins fréquemment est la suivante :  que vais-je / dois-je faire ?

Comme beaucoup le savent, le système français n’est pas franchement optimal pour les musiciens. Au-delà d’un certain —jeune— âge, on vous met progressivement sur la touche, les jeunes de 14 ans avec du potentiel étant bien plus intéressants à coacher que ceux ayant atteint l’âge fatidique de 19 ou 20 ans (et au-delà, n’en parlons même plus). Il faut dire qu’il est toujours plus gratifiant de dire que l’on a entraîné un jeune concertiste de 15 ans qu’un RMIste de 25 ans (ou plutôt 26, le RMI ne pouvant être obtenu avant)… eh oui, c’est ainsi que fonctionne notre bon vieux système fondé sur l’égalité des chances (et après on pointe du doigt nos amis nord-américains… c’est clairement voir la brindille dans l’œil du voisin tout en occultant la poutre qu’on a dans le nôtre).

Maintenant que j’ai mon DEM en poche (ou presque), je me demande ce que je vais bien pouvoir faire.

  • Tenter d’entrer dans un CEFEDEM ? Je suis encore un peu trop jeune, et puis pour faire quoi ? Enseigner ? Pourquoi pas, encore faudrait-il qu’il y ait des postes disponibles.
  • Tenter un CFMI ? Pour faire quoi ? Enseigner et faire de l’éveil musical ? Ce ne peut être un métier, je pense, mais une vocation. Or je ne pense pas que c’en soit une pour moi.
  • Bosser davantage et tenter un CNSMD ? Bon, si j’y entre, j’apprendrai de nouvelles choses, je ferai quelques rencontres (mm… les pianistes ont-ils seulement le temps d’en faire dans ces structures ?) et je bosserai comme une dingue pendant quatre ans… et après ?
  • Je pourrais aussi faire ce que mon professeur me conseille, c’est-à-dire aller voir à l’étranger, mais la question demeure : et après ?

En raison des perspectives d’avenir plus qu’incertaines, et par sécurité aussi, je me demande s’il ne serait pas préférable que j’envisage une reprise d’études.
Cela fait bien entendu plusieurs semaines que je me documente sur les différentes formations qui s’offrent à moi, et il n’y en a pas quarante. J’ai le choix entre un BTS et un DUT. Les deux domaines qui m’intéressent tout particulièrement sont bien servis à ce niveau. Le souci (le premier, car il y en a trois), c’est que mon cœur balance entre l’audiovisuel, qui me permettrait de continuer à travailler dans le son tout en approchant la production (je ne perds pas de vue l’animation, domaine que j’affectionne), et l’informatique, qui me permettrait de déboucher sur le multimédia. L’autre souci c’est que la première branche débouche essentiellement sur le statut d’intermittent du spectacle ; une petite voix me dit que si c’est pour en arriver là, inutile de m’occasionner des frais supplémentaires, autant rester dans la musique pure et dure. Le troisième et dernier problème, qui concerne les deux filières, mais tout particulièrement celle de l’informatique, se résume en une lettre : « S&#160».

Pour ceux qui ne le sauraient pas, dans le milieu scolaire français la lettre « S » signifie « Scientifique » et englobe donc toutes les matières… scientifiques. Avec mon petit Baccalauréat Littéraire, je suis donc bien mal partie.
Allons bon, je me dis que dans un pays aussi culturel que le mien, il doit bien y avoir moyen de rectifier le tir.
Pendant quelques semaines j’ai donc cherché à droite et à gauche un moyen de me remettre à niveau dans les matières scientifiques, essentiellement les mathématiques et la physique (les deux matières qui m’intéressent le plus, et celles dont je pourrais avoir le plus besoin, donc ça tombe bien). Eh bien ce fut peine perdue.
Eh oui, les formations de remise à niveau sont quasi inexistantes. Il existe bien le DAEU B, qui permet d’obtenir l’équivalent du Baccalauréat Scientifique, mais la formation n’est ouverte qu’aux adultes ayant au moins 24 ans, n’ayant aucun diplôme ou ayant travaillé au moins deux ans avant d’entamer la formation… Je ne peux donc pas passer par là, puisque je ne remplis aucune des trois conditions.
Notons donc qu’en France on vous demande de savoir quel sera votre futur métier au collège (avant 15 ans), et que si par malheur vous faites une erreur d’orientation au lycée, votre vie professionnelle n’est peut-être pas fichue, mais pas loin. L’Éducation nationale estime donc que mon Bac L est amplement suffisant et qu’une personne sans diplôme a presque plus de droits que moi (je ne dénigre pas les non-diplômés, bien sûr, c’est simplement que je ne vois pas pourquoi moi, détentrice d’un Bac, je ne pourrais pas tenter le DAEU B alors qu’un non-diplômé, lui, oui).

Une fois la déception passée, je poursuis mes recherches et décide de contacter le CNED. On me propose deux solutions. La première consiste à suivre les cours du DAEU B sans passer l’examen. L’autre solution, plus radicale et à laquelle j’avais déjà pensé lorsque j’étais en Terminale, consiste à repasser le Bac S, en ne présentant du coup que les matières scientifiques, autrement dit les maths, la physique, la chimie, et la SVT. Solution intéressante, mais qui me prendrait bien trop de temps puisque j’ai, au bas mot, 2 à 3 ans de retard dans ces quatre matières. Même en potassant intensément, il ne me sera pas possible de repasser l’examen sous moins de 24 mois.
Dans la mesure où les BTS et DUT recrutent sur dossier, mais avec lettre de motivation à l’appui, je me dis qu’en tâchant de remonter mon niveau en maths et physique le plus rapidement possible, tout en poursuivant certains projets à côté, j’aurais peut-être une chance de me faire accepter quelque part.

Bref, après plusieurs jours d’hésitation, estimant n’avoir plus rien à perdre, je décide de prendre rendez-vous avec une COP (comme on décide, dans un moment désespéré, d’aller consulter une voyante…). J’avais décidé de mettre mes a priori de côté, en me disant qu’après tout, c’est une professionnelle de l’orientation et que par conséquent elle saurait me conseiller convenablement.
Hier, je me rends donc au CIO où m’accueille la COP. Elle remplit une petite fiche, me pose des questions sur mon parcours et tout le tralala. Et pendant trois quarts d’heure… du vent. Elle m’explique que ma réorientation (dont je ne suis pas encore certaine, du reste) va se faire en trois étapes (c’est très vendeur ça, le principe des trucs en « x étapes »), la première consistant à me renseigner sur ce qui pourrait m’intéresser (comme si à 22 ans l’idée de me renseigner toute seule ne m’était pas venue à l’esprit…). Bref, je tente de lui faire comprendre de façon indirecte que j’ai déjà fait tout ça, mais soit j’ai très mal fait passer le message, soit elle ne lit pas entre les lignes (ou alors les deux, c’est possible aussi).

Finalement, en une heure, je n’ai pas avancé. J’ai même eu peur en constatant que j’étais presque plus au courant qu’elle sur certains points.

  • Elle a bien insisté sur le fait que pour moi, la faculté, avec trois premières années inachevées, c’était terminé. Eh bien elle n’a pas tout à fait raison. Au-delà de trois premières années, deux solutions s’offrent à moi : demander une dérogation (et à ce moment-là, effectivement, l’université peut me refuser) ou arrêter mes études pendant cinq ans, ce qui remettra mon compteur universitaire à zéro. Actuellement il me faudrait donc attendre encore trois ans. Or dans trois ans j’aurai 25 ans, et comme je ne pourrai pas encore prétendre au RMI, je n’aurai pas besoin d’une dérogation pour reprendre mes études (il en faut une à partir de 26 ans, si je ne m’abuse).
    Bref, me sortir que je n’ai plus que des études courtes à faire est totalement faux, mais bon, admettons (de toute façon je ne compte pas franchement retourner en faculté, donc ça ne me dérange pas plus que ça).
  • Je ne peux pas passer le DAEU. Elle aura quand même pris cinq bonnes grosses minutes pour aller vérifier dans ses classeurs (quelques clics sur un des ordinateurs équipés d’Internet auraient suffit… r’marquez non, Windows XP + IE ramant à mort, ça aurait pris plus de temps) pour finalement en arriver à une conclusion très concluante : « effectivement, le DAEU, on oublie. » Sans blague&#160?

J’ai eu beau lui expliquer que moi, ce qui m’intéresse, c’est l’audiovisuel et l’informatique (bon y a d’autres matières, mais elles sont littéraires et encore une fois, moi, j’aimerais être SDF et non SDF), et qu’à mon avis j’étais obligée de faire une remise à niveau, ben non, faut que je me renseigne sur les métiers («&#160un quart d’heure par jour »… tiens, des devoirs…), que je voie ce qui peut m’intéresser, quelles sont les études possibles et quels sont les établissements qui les proposent. En gros, j’y coupe pas, je passe par le programme « en trois étapes&#160».
Je suis allée voir une professionnelle pour obtenir d’éventuelles réponses à mes quelques toutes petites questions, pour obtenir de l’aide de la part de quelqu’un qui s’y connaît. Au final, je me rends compte que je me débrouille mieux toute seule.
Je finis par véritablement penser que le monde de l’Éducation nationale ne peut vivre en parfaite symbiose avec le monde des geeks à tendance asociale ou misanthrope. Nous nous débrouillons plus ou moins seuls (et plus ou moins bien), nous savons chercher (à force de RTFM aussi, il faut dire), et nous ne sommes pas stupides. Moi quand je vois que pour quelque chose de somme toute basique (du moins je crois, je ne pense pas que mon parcours soit si atypique), je suis un peu plus au courant qu’un professionnel, eh bien ça m’agace.

Je vais peut-être reprendre un rendez-vous, juste pour dire que je ne lâche pas en cours de route, mais à mon avis je ne finirai pas le « programme en trois étapes&#160» et continuerai à me débrouiller seule à ce niveau, comme je l’ai toujours plus ou moins fait (décidément, je n’aime vraiment pas l’EN). Sur ce, j’ai un bouquin de maths qui m’attend.

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