COP 0 – Geeks 1

Il y a des moments dans la vie où l’Homme s’interroge, doute. Une des questions existentielles qui revient plus ou moins fréquemment est la suivante :  que vais-je / dois-je faire ?

Comme beaucoup le savent, le système français n’est pas franchement optimal pour les musiciens. Au-delà d’un certain —jeune— âge, on vous met progressivement sur la touche, les jeunes de 14 ans avec du potentiel étant bien plus intéressants à coacher que ceux ayant atteint l’âge fatidique de 19 ou 20 ans (et au-delà, n’en parlons même plus). Il faut dire qu’il est toujours plus gratifiant de dire que l’on a entraîné un jeune concertiste de 15 ans qu’un RMIste de 25 ans (ou plutôt 26, le RMI ne pouvant être obtenu avant)… eh oui, c’est ainsi que fonctionne notre bon vieux système fondé sur l’égalité des chances (et après on pointe du doigt nos amis nord-américains… c’est clairement voir la brindille dans l’œil du voisin tout en occultant la poutre qu’on a dans le nôtre).

Maintenant que j’ai mon DEM en poche (ou presque), je me demande ce que je vais bien pouvoir faire.

  • Tenter d’entrer dans un CEFEDEM ? Je suis encore un peu trop jeune, et puis pour faire quoi ? Enseigner ? Pourquoi pas, encore faudrait-il qu’il y ait des postes disponibles.
  • Tenter un CFMI ? Pour faire quoi ? Enseigner et faire de l’éveil musical ? Ce ne peut être un métier, je pense, mais une vocation. Or je ne pense pas que c’en soit une pour moi.
  • Bosser davantage et tenter un CNSMD ? Bon, si j’y entre, j’apprendrai de nouvelles choses, je ferai quelques rencontres (mm… les pianistes ont-ils seulement le temps d’en faire dans ces structures ?) et je bosserai comme une dingue pendant quatre ans… et après ?
  • Je pourrais aussi faire ce que mon professeur me conseille, c’est-à-dire aller voir à l’étranger, mais la question demeure : et après ?

En raison des perspectives d’avenir plus qu’incertaines, et par sécurité aussi, je me demande s’il ne serait pas préférable que j’envisage une reprise d’études.
Cela fait bien entendu plusieurs semaines que je me documente sur les différentes formations qui s’offrent à moi, et il n’y en a pas quarante. J’ai le choix entre un BTS et un DUT. Les deux domaines qui m’intéressent tout particulièrement sont bien servis à ce niveau. Le souci (le premier, car il y en a trois), c’est que mon cœur balance entre l’audiovisuel, qui me permettrait de continuer à travailler dans le son tout en approchant la production (je ne perds pas de vue l’animation, domaine que j’affectionne), et l’informatique, qui me permettrait de déboucher sur le multimédia. L’autre souci c’est que la première branche débouche essentiellement sur le statut d’intermittent du spectacle ; une petite voix me dit que si c’est pour en arriver là, inutile de m’occasionner des frais supplémentaires, autant rester dans la musique pure et dure. Le troisième et dernier problème, qui concerne les deux filières, mais tout particulièrement celle de l’informatique, se résume en une lettre : « S&#160».

Pour ceux qui ne le sauraient pas, dans le milieu scolaire français la lettre « S » signifie « Scientifique » et englobe donc toutes les matières… scientifiques. Avec mon petit Baccalauréat Littéraire, je suis donc bien mal partie.
Allons bon, je me dis que dans un pays aussi culturel que le mien, il doit bien y avoir moyen de rectifier le tir.
Pendant quelques semaines j’ai donc cherché à droite et à gauche un moyen de me remettre à niveau dans les matières scientifiques, essentiellement les mathématiques et la physique (les deux matières qui m’intéressent le plus, et celles dont je pourrais avoir le plus besoin, donc ça tombe bien). Eh bien ce fut peine perdue.
Eh oui, les formations de remise à niveau sont quasi inexistantes. Il existe bien le DAEU B, qui permet d’obtenir l’équivalent du Baccalauréat Scientifique, mais la formation n’est ouverte qu’aux adultes ayant au moins 24 ans, n’ayant aucun diplôme ou ayant travaillé au moins deux ans avant d’entamer la formation… Je ne peux donc pas passer par là, puisque je ne remplis aucune des trois conditions.
Notons donc qu’en France on vous demande de savoir quel sera votre futur métier au collège (avant 15 ans), et que si par malheur vous faites une erreur d’orientation au lycée, votre vie professionnelle n’est peut-être pas fichue, mais pas loin. L’Éducation nationale estime donc que mon Bac L est amplement suffisant et qu’une personne sans diplôme a presque plus de droits que moi (je ne dénigre pas les non-diplômés, bien sûr, c’est simplement que je ne vois pas pourquoi moi, détentrice d’un Bac, je ne pourrais pas tenter le DAEU B alors qu’un non-diplômé, lui, oui).

Une fois la déception passée, je poursuis mes recherches et décide de contacter le CNED. On me propose deux solutions. La première consiste à suivre les cours du DAEU B sans passer l’examen. L’autre solution, plus radicale et à laquelle j’avais déjà pensé lorsque j’étais en Terminale, consiste à repasser le Bac S, en ne présentant du coup que les matières scientifiques, autrement dit les maths, la physique, la chimie, et la SVT. Solution intéressante, mais qui me prendrait bien trop de temps puisque j’ai, au bas mot, 2 à 3 ans de retard dans ces quatre matières. Même en potassant intensément, il ne me sera pas possible de repasser l’examen sous moins de 24 mois.
Dans la mesure où les BTS et DUT recrutent sur dossier, mais avec lettre de motivation à l’appui, je me dis qu’en tâchant de remonter mon niveau en maths et physique le plus rapidement possible, tout en poursuivant certains projets à côté, j’aurais peut-être une chance de me faire accepter quelque part.

Bref, après plusieurs jours d’hésitation, estimant n’avoir plus rien à perdre, je décide de prendre rendez-vous avec une COP (comme on décide, dans un moment désespéré, d’aller consulter une voyante…). J’avais décidé de mettre mes a priori de côté, en me disant qu’après tout, c’est une professionnelle de l’orientation et que par conséquent elle saurait me conseiller convenablement.
Hier, je me rends donc au CIO où m’accueille la COP. Elle remplit une petite fiche, me pose des questions sur mon parcours et tout le tralala. Et pendant trois quarts d’heure… du vent. Elle m’explique que ma réorientation (dont je ne suis pas encore certaine, du reste) va se faire en trois étapes (c’est très vendeur ça, le principe des trucs en « x étapes »), la première consistant à me renseigner sur ce qui pourrait m’intéresser (comme si à 22 ans l’idée de me renseigner toute seule ne m’était pas venue à l’esprit…). Bref, je tente de lui faire comprendre de façon indirecte que j’ai déjà fait tout ça, mais soit j’ai très mal fait passer le message, soit elle ne lit pas entre les lignes (ou alors les deux, c’est possible aussi).

Finalement, en une heure, je n’ai pas avancé. J’ai même eu peur en constatant que j’étais presque plus au courant qu’elle sur certains points.

  • Elle a bien insisté sur le fait que pour moi, la faculté, avec trois premières années inachevées, c’était terminé. Eh bien elle n’a pas tout à fait raison. Au-delà de trois premières années, deux solutions s’offrent à moi : demander une dérogation (et à ce moment-là, effectivement, l’université peut me refuser) ou arrêter mes études pendant cinq ans, ce qui remettra mon compteur universitaire à zéro. Actuellement il me faudrait donc attendre encore trois ans. Or dans trois ans j’aurai 25 ans, et comme je ne pourrai pas encore prétendre au RMI, je n’aurai pas besoin d’une dérogation pour reprendre mes études (il en faut une à partir de 26 ans, si je ne m’abuse).
    Bref, me sortir que je n’ai plus que des études courtes à faire est totalement faux, mais bon, admettons (de toute façon je ne compte pas franchement retourner en faculté, donc ça ne me dérange pas plus que ça).
  • Je ne peux pas passer le DAEU. Elle aura quand même pris cinq bonnes grosses minutes pour aller vérifier dans ses classeurs (quelques clics sur un des ordinateurs équipés d’Internet auraient suffit… r’marquez non, Windows XP + IE ramant à mort, ça aurait pris plus de temps) pour finalement en arriver à une conclusion très concluante : « effectivement, le DAEU, on oublie. » Sans blague&#160?

J’ai eu beau lui expliquer que moi, ce qui m’intéresse, c’est l’audiovisuel et l’informatique (bon y a d’autres matières, mais elles sont littéraires et encore une fois, moi, j’aimerais être SDF et non SDF), et qu’à mon avis j’étais obligée de faire une remise à niveau, ben non, faut que je me renseigne sur les métiers («&#160un quart d’heure par jour »… tiens, des devoirs…), que je voie ce qui peut m’intéresser, quelles sont les études possibles et quels sont les établissements qui les proposent. En gros, j’y coupe pas, je passe par le programme « en trois étapes&#160».
Je suis allée voir une professionnelle pour obtenir d’éventuelles réponses à mes quelques toutes petites questions, pour obtenir de l’aide de la part de quelqu’un qui s’y connaît. Au final, je me rends compte que je me débrouille mieux toute seule.
Je finis par véritablement penser que le monde de l’Éducation nationale ne peut vivre en parfaite symbiose avec le monde des geeks à tendance asociale ou misanthrope. Nous nous débrouillons plus ou moins seuls (et plus ou moins bien), nous savons chercher (à force de RTFM aussi, il faut dire), et nous ne sommes pas stupides. Moi quand je vois que pour quelque chose de somme toute basique (du moins je crois, je ne pense pas que mon parcours soit si atypique), je suis un peu plus au courant qu’un professionnel, eh bien ça m’agace.

Je vais peut-être reprendre un rendez-vous, juste pour dire que je ne lâche pas en cours de route, mais à mon avis je ne finirai pas le « programme en trois étapes&#160» et continuerai à me débrouiller seule à ce niveau, comme je l’ai toujours plus ou moins fait (décidément, je n’aime vraiment pas l’EN). Sur ce, j’ai un bouquin de maths qui m’attend.

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13 Responses to COP 0 – Geeks 1

  1. Ejis says:

    Salut,

    que dire, si ce n’est que tu ne dois pas abandonner ce que tu veux faire, quoiqu’en disent les statistiques ou ces professionnels, qui sont manifestement à côté de la plaque (faut voir l’Éducation Nationale quand on leur parle du japonais, alors que le Japon a rarement attiré les jeunes autant que maintenant). Rien n’est figé, et je pense que tu as l’intelligence et le talent suffisants pour te dépêtrer de ta situation actuelle.
    Bref, bon courage. À ta façon, tu traverses une galère, et il n’y a pas mille moyens de s’en sortir : mettre les mains à la pâte et faire fi de ce que les autres feraient à ta place.

  2. Poulpette says:

    Hey,

    Non mais je pense qu’il faut que je mette de l’eau dans mon vin surtout… L’enseignement ne me branche pas (parce que quand on voit les élèves d’aujourd’hui, ça fait peur, et puis bosser pour l’EN… mouais, dernier recours), le droit non plus (parce que la loi n’est pas toujours juste, or je ne supporte pas les injustices), la médecine non plus (je ne supporte pas le sang, j’suis mal barrée), le commerce non plus (j’suis trop honnête pas ça, entre autres choses), la fonction publique non plus (du moins je ne pense pas… et quand je vois comment ça se passe déjà de l’extérieur, pas certaine d’avoir envie de voir comment ça se passe à l’intérieur), … ouais non au fond y a que les métiers artistiques ou créatifs qui me vont si j’y réfléchis bien (enfin, « qui me vont »… « dans lesquels je me sens bien » plutôt).
    Et la prog, c’est de l’art, c’est bien connu. 😀

    Ah tiens, j’pensais n’avoir fait aucune faute dans le billet, or je viens d’en corriger une énorme. Décidément, faudrait que je me relise encore plus, genre 42 fois, ce serait pas mal.

  3. Wetneb says:

    Moi qui n’avais pas encore tout à fait saisi les tenants et les aboutissants de ta situation, j’y vois plus clair… C’est vraiment courageux de te remettre à niveau dans les matières scientifiques (j’ai dit courageux, pas désespéré 🙂 ).

    D’ailleurs si tu as besoin un jour ou l’autre de quelqu’un qui a un pied dans la barque, n’hésite pas. Pas nécessairement pour les notions en elles-mêmes, mais pour tout ce qui s’y rapporte de près ou de loin et que les bouquins oublient parce que c’est censé être évident pour les élèves.

    La conseillère d’orientation de mon lycée est elle aussi assez peu informée sur un certain nombre de points, et souvent naïve sur la situation des élèves. Bon, à sa décharge, les formations évoluent très vite ces derniers temps, mais bon, c’est son métier.

    Les filières de l’informatique et de l’audiovisuel sont apparemment très demandées, j’espère que tu pourras te faire une place même en t’étant écartée des routes classiques. Et le marché de l’emploi est réputé assez volubile dans ce domaine : ça embauche aujourd’hui, mais difficile de prévoir se qui se passera d’ici 2-3 ans.

    Bref, bon courage, et je serais vraiment content si je pouvais t’être utile.

  4. Poulpette says:

    Si ça embauche, c’est tant mieux, maintenant reste à voir dans quelques années effectivement.
    De toute façon je réfléchis mais mon choix va probablement se tourner vers le DUT informatique (sous réserve d’être acceptée aussi…), ce pour des raisons de commodités.

    En tout cas c’est gentil de proposer ton aide, c’est très touchant, et je t’en remercie. Pour l’instant ça devrait aller, d’ailleurs je crois qu’avec le recul ce n’est pas plus mal de ne pas avoir touché aux maths pendant quelques années, ça me permet de repartir à zéro sur des bases saines. Avant finalement je tentais d’apprendre bêtement mes cours (je tentais de les comprendre aussi, souvent avec peine) et tout s’embrouillait, là, je n’ai plus de notions mal acquises en tête qui m’obligeraient à tenter des recoupements d’informations douteux. J’espère donc que je vais pouvoir me réconcilier avec cette matière. 🙂

    Sinon si tu penses que c’est désespéré tu peux le dire aussi hein, parce que c’est peut-être courageux et désespéré à la fois. 😀

  5. Landalous says:

    Bonjour, à propos du Daeu, ton raisonnement est bâti sur des éléments inexacts et de fait il te conduit vers une impasse. Pour passer le Daeu, il faut avoir 19 ans…(la réglementation dit: avoir 20 ans au 1er oct de l’année de délivrance du diplôme…)
    On n’a pas besoin d’un bac S pour faire de l’audiovisuel ou de l’informatique. Parmi mes anciens stagiaires, nombreux sont ceux qui sont aujourd’hui ingénieurs avec un Daeu A.
    Fais ton enquête…rencontre 5 professionnels dans les domaines qui t’intéressent et pose leur 3 questions:
    – Comment êtes-vous devenu (infografiste…)?
    – Qu’est-ce qui vous plaît le plus?
    -Qu’est-ce qui vous plaît le moins?
    Ainsi, tu auras suffisamment d’informations pour pouvoir te déterminer…
    Bon courage…

  6. Poulpette says:

    Bonjour,

    Pour le DAEU, j’ai voulu faire plus ou moins court dans le billet, mais je ne me base pas sur de mauvais éléments. 🙂 On peut effectivement le passer à 20 ans, mais il faut avoir arrêté les études depuis au moins deux ans (ça, c’est bon) et justifier du coup de deux ans de cotisation, or n’ayant jamais travaillé, ça ne colle pas à mon cas. Sinon il faut avoir 24 ans, etc.

    Ensuite effectivement, le Bac S n’est pas strictement obligatoire, mais tout dépend des filières / spécialités si je ne m’abuse ; dans l’audiovisuel par exemple, inutile d’avoir un Bac S pour faire une spécialité « Gestion de production » ou « Montage et Post-production », par contre pour ce qui est plus technique, comme le son, c’est toujours mieux de l’avoir (ou tout du moins le niveau).
    Mon passage éclair en L1 Maths-Info il y a 4-5 ans m’a montré que je n’étais vraiment pas capable de suivre les cours de maths. Je n’aurais même pas pu prétendre à un 0,5/20, donc du coup ben…
    Je sais que selon le poste occupé un informaticien n’a pas besoin d’être un génie en mathématiques, mais si je souhaite intégrer un IUT, il faut que je puisse montrer ma détermination et prouver que je suis capable de suivre (or avec un Bac L et trois tentatives ratées en fac, je crains de ne pas partir avec des points en plus) ; de plus, si je souhaite par la suite m’orienter vers le vidéoludique, aujourd’hui la 3D est partout, et du coup cela implique de maîtriser un minimum les maths, du moins je crois.

    J’ai « côtoyé » quelques professionnels déjà, ou j’en suis certains, et par rapport à ce qui m’intéresse, tous ont une formation scientifique ou technique. Mais je ne doute pas qu’il existe des exceptions qui confirmeront la règle (encore heureux :D).

    En tout cas merci pour le complément d’information et les encouragements. 🙂

  7. Landalous says:

    De tous les critères d’accès au Daeu, Les 24 mois d’activité, posent moins de problèmes …car on peut tout comptabiliser comme activité: la formation professionnelle, les stages … et l’inscription comme demandeur d’emploi…
    Ceci je ne minimise pas l’intérêt d’avoir une culture scientifique.
    Souvent le Daeu B (alors qu’il n’est pas obligatoire) a “pénalisé” beaucoup de candidats car il requiert des connaissances approfondies et étendues … et que à présent tu as hâte de mettre en place ton projet.
    Tu fais bien de souligner l’importance de l’entretien (de motivation) à l’entrée à l’Iut (et autres instituts) … il faut t’y préparer.
    Bon courage

  8. Poulpette says:

    Justement, l’ennui avec les musiciens c’est que même durant leurs études, ils ne sont pas reconnus (sauf ceux qui sont dans un CSNMD). Me concernant je n’ai jamais pu et ne peux pas m’inscrire comme demandeuse d’emploi, tout simplement parce que je suis toujours en train d’étudier ; simplement, j’étudie quelque chose qui n’est pas reconnu. La seule chose que je pourrais éventuellement faire, c’est me trouver un emploi à temps partiel. Ça fait plus d’un an que j’envoie des CV à de boîtes aux horaires souples pour les étudiants (genre McDo…) mais sans succès.
    Bref, pas en formation, pas en demande d’emploi, … c’est bien pour ça que je dis que le DAEU m’est réellement fermé. 🙂

    Quant à l’entretien pour l’IUT, encore faut-il en décrocher un. Je pense aller faire un tour dans celui que je vise lorsqu’ils feront la journée portes ouvertes, et je vais déjà commencer petit à petit à préparer une lettre de motivation (et deux bricoles si je peux en joindre à mon dossier, ça sera toujours un plus pour montrer ma motivation).

    Wait and See comme on dit.

  9. Yannick says:

    L’éduc-nat, c’est…l’éduc nat, on l’appelle pas le mammouth pour rien je crois !
    J’espère que tu finiras par trouver chaussure à ton pied – pardon, emploi à tes aspirations !

    PS : Avec mon asso’ on fait un concert de zik classique au printemps, serais-tu tentée d’en être ? Pas bénévolement, bien sûr, mais si tes désiderata en matière de défraiment sont dans notre budget, ça pourrait le faire !

  10. Poulpette says:

    Bah je vais probablement tenter l’IUT, on verra bien. À part un gros refus (qui a plus de 75 % d’arriver), je ne risque pas grand-chose.

    Pour ton concert, ça dépend de où quand comment pourquoi avec qui avec quoi (et si le mardi de la semaine sera venteux ou non). Plus sérieusement, faudra qu’on en parle, parce que printemps rime généralement avec examens, et j’ai tellement de boulot cette année que je sais pas comment je vais me débrouiller pour tenir correctement jusqu’à la fin de l’année. J’ai même tout juste le temps de toucher mon piano (en classique, notamment), ce qui ne m’est jamais arrivé et a le don de m’agacer.

  11. Ziame says:

    Bonsoir,

    Je vois que tes expériences avec les conseiller(e)s d’orientation entraînent les mêmes conclusions que je m’étais déjà faites. Je me souviens qu’au collège la conseillère m’avait suggéré de faire un bac technologique pour faire dans la recherche (ou ingénieur, je ne savais pas encore exactement ce que je préférais)… Au lycée j’ai surtout gardé le souvenir de la multitude de schémas de l’attention en cours qu’elle nous avait présentés… J’aurais trouvé ça seulement affligeant si de telles personnes n’avaient pas l’avenir d’une multitude d’élèves cherchant leur orientation entre les mains…

    Enfin bref, je m’écarte du sujet. Rattraper les cours des matières scientifiques du lycée n’est pas impossible mais serait quand même difficile et demanderait beaucoup de rigueur et de temps (bon, tu as aussi l’avantage d’avoir fait des études supérieures, donc tu dois avoir une méthode de travail que tout le monde n’a pas au lycée), mais enfin. Tu t’es renseignée auprès d’organismes de formation privés ? On trouve de tout à ce niveau et peut-être trouverais-tu ton bonheur.

    En tout cas, l’idée d’attendre trois ans pour pouvoir pointer au RMI et retenter tout depuis le départ me paraît plus qu’hasardeuse (très dangereuse)…

    Bien amicalement,
    Ziame

  12. Poulpette says:

    Salut toi !

    Pour ce qui est du RMI, j’en parlais uniquement par rapport aux droits d’entrée en faculté. D’après ce que j’ai compris, dès 26 ans il faut pouvoir justifier une reprise d’études, et ce peut-être justement parce que c’est l’âge à partir duquel on est en droit de toucher quelque chose… et comme on est en France : « pourquoi vouloir payer pour étudier alors qu’on peut être payé à ne rien faire ? » (notons que c’est une phrase purement ironique hein, car malheureusement il y a pas mal de personnes qui n’ont pas le choix et ont besoin du RMI). Je n’ai donc aucunement l’intention d’attendre d’avoir 26 ans pour faire quelque chose, ça ne m’a même jamais effleuré l’esprit. 🙂

    Ensuite au niveau des matières scientifiques, il y a le CNED par lequel je peux tout repasser, mais ayant pris l’habitude de me débrouiller seule et à moindre frais (être adepte du RTFM aide pas mal :)), j’ai décidé de me prendre par la main et de bosser toute seule comme une grande. Je me cantonne aux mathématiques, la physique étant tout de même importante (et intéressante) mais l’IUT que je vise se préoccupe essentiellement des maths.
    De toute façon je ne me leurre pas ; je vais tenter ma chance, en sachant très bien qu’à mon avis, pour la rentrée prochaine, c’est mort. Mais je me dois d’être positive et de me bouger, alors je fais comme si j’avais ma jauge de chance à 100 %, et je bosse autant et aussi vite que je peux. Mieux vaut ça que rien du tout. 🙂

    Toujours est-il que l’Éducation Nationale me fait vraiment peur… ils ont l’air quand même bien à côté de la plaque quoi.

  13. Ziame says:

    Bonsoir,

    L’avantage (enfin si on prend un peu de recul, ce n’est pas du tout un avantage en fait), c’est que le niveau du bac n’arrête pas de baisser, donc ça ne pourra que te faciliter la tâche.

    Plus sérieusement et pour en revenir aux cours, si pour le collège un bon livre suffit (à mon avis), pour le lycée ça risque d’être un peu plus délicat. En effet, tu risques d’avoir besoin de faire des exercices type “devoir surveillé” voire des annales de bac et à ce moment avoir besoin de correcteurs. Cela dit, il sera toujours temps de voir le moment venu (et il existe aussi de très bons livres d’annales, dont certains proposent aussi des corrigés, si je me souviens bien).

    Enfin bref, je te souhaite un très bon courage pour cette reprise d’études scientifiques.

    P.-S. : en fait, vivement la sortie du Site du Zéro version scolaire ! :-°

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